mardi 17 juillet 2007

La mésaventure D'Andréa

Pour ceux qui me connaissent personnellement, vous savez que ma pire phobie se résume à une si petite chose; l'abeille...Cet après-midi là, j'allais devoir garder tout mon sang froid afin d'épauler Andréa dans son épreuve mélodramatique puisque la gamme des émotions est passée du malaise à l'inquiétude, du rire aux larmes en passant par la peur frôlant l'hystérie.

Deux filles en char, en direction du Saguenay, roulent paisiblement sur une route sans aucune population. Un petit dépanneur très louche, vendant au comptoir des CDs de DJ MIX 98 nous lançait pour une heure et demie sans aucun arrêt possible mais encore une fois, pleins de beaux paysages. Andréa poursuit sont travail de kidkodak et prend soin se nous ramener des souvenirs jusqu'au moment où son doigt lui chauffe (ce qui explique l'aspect un peu floue de la photo...c'est du LIVE cette photo!) :

"Ayoye donc!
-Quoi?
-L'appareil m'a brûlé!
-Hein?
-Ah non! Cr**!$%$/?% c'est une abeille!
-Où ça? Où ça?
-Dans le char, elle m'a piqué!
-Mais là, es-tu correcte?
-Ben là, ça chauffe!
-Mais là, l'abeille est où?
-Ben je sais pas là, je l'ai tuée elle est tombée dans le fond du char...je pense...
-Mais la vois-tu?
-Non mais je l'ai tuée...je pense..."

Premier endroit où je peux accoster, je le fais pour m'assurer de retrouver le corps mort, histoire de pouvoir continuer le voyage sans m'imaginer qu'elle était sur mes orteils aux deux secondes. Les portes ouvertes, je sens quelquechose me tourner autour de la tête. Une méga guêpe noire venait de faire son entrée dans la voiture. La course folle s'en suivi , le temps qu'elle en sorte enfin, et que nous sautions par la suite à bord en filant à toute vitesse comme si nous allions pouvoir la semer de cette façon. Pendant ce temps, la tension monte et je demande à Andréa:

"C'est tu la première fois que tu te fais piquer?
-Oui mais ce qui m'inquiète c'est que je ne sais pas si je suis allergique.
-Ben non, tu aurais gonflée dans le temps de le dire...
-Mais si je commence à enfler, qu'est ce qu'on fait? Ya pas rien pour avoir du secours!
-Ben non panique pas, je suis sûre que tu ne l'es pas (me frottant toujours les pieds et me demandant intérieurement ce que nous pourrions faire en cas d'urgence)
-Ouin t'as raison chui correcte"

Puis elle regarda son doigt tout le restant du voyage, au cas où...On fini par en rire, s'imaginant le fait qu'elle aurait bien pu être sur moi et non sur elle, nous assurant ainsi de prendre le fossé et de me retrouver en total état de panique, courir en direction de je ne sais trop où, le char viré sur le top. On va tenter de se changer les idées comme ça jusqu'à Jonquière, lieu d'arrivée où je demande à Andréa:

"Je fumerais bien une cigarette SVP. Elles sont dans ma bourse qui est entre les deux sièges.
-Pas de problème....AHHHHHAAAHHH l'abeille!
-Où ça? Où ça?
-Là, dans ta bourse!
-Attends un peu, repire, respire, je m'arrête le plus rapidement possible...Tiens un dépanneur! elle est où là? Elle est où là?"

Je stationne sur un dix sous dans la cour d'un dépanneur et ce sont deux filles complètement hystériques qui sortent du char. Tellement en panique, que j'étais sortie de la voiture en tenant le frein avec un pied, mais totalement incapable de mettre sur la "Park" puisque la BÊTE en était tout près. Andréa réussi à le mettre avec précaution tandis que je prends nos innonbrables cartes routières roulées pour lui en flanquer une maudite. Je réussie à l'assommer mais elle rebondi dans la craque sur le siège passager. Pas question de la perdre une deuxième fois. Cette fois, ça y est... Je coince les feuilles dans le siège et jette l'abeille dehors....sur Andréa. Et c'est en coeur que nous avons fini toute cette histoire:

"AHHHHHHHHHAHHHHHHHHH!"

Quelques prises photos en guise de preuve du corps mort, puis nous nous en allons à notre point d'arrivée, en riant de l'ampleur que l'histoire a prit. Mais tout comme les canards qui ont l'air si calment à la surface de l'eau mais qui pédalent comme des fous en dessous de l'eau, nous riions en surface mais gigotions nos pieds en dessous, juste au cas où...

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